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Coin lecture

Jérôme Carcopino : Historien réputé, Jérôme Carcopino (1881-1970) a joué un rôle important dans l'étude de l'Histoire ancienne. Elu au fauteuil 3 de l'Académie Française le 24 novembre 1955 il succéda à André Chaumeix.

Le livre que j'évoque, "La vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire", est paru en 1939 alors que Jérôme Carcopino était Directeur de l'Ecole Française à Rome.

C'est l'un des rares livres précis et fouillé qui relate et permet d'imaginer aisément la vie quotidienne du romain à cette époque. Dans la première partie, il aborde le cadre de la vie romaine et nous entretient de la ville et sa formation, les maisons, les rues etc. ; l'organisation de la vie autour de castes, des institutions, du mariage et des croyances.

Dans une deuxième partie, il nous parle de la division de la journée, des heures, du matin au lever jusqu'aux occupations quotidiennes  et  aux spectacles.

Le plus agréable dans ce livre est l'excellent français. Cette étude se lit comme une oeuvre littéraire, avec des expressions savoureuses et un langage que nous n'entendons ni ne lisons plus guère de nos jours.

Le plus frappant c'est que presque deux mille ans après, force est de constater que  nous avons peu évolué et je ne peux résister à relater un passage du livre où Jérôme Carcopino cite Martial (poète latin):

"On te voit, écrit Martial au Marinus qu'il persifle, on te voit rassembler à droite et à gauche tes cheveux clairsemés et couvrir ton crâne luisant avec les boucles de tes tempes ; mais agitées par le vent, voilà qu'elles viennent encadrer ton chef dénudé d'énormes volutes qui fusent des deux cotés. Veux-tu bien, Marinus, avouer ton âge avec plus de franchise et paraître enfin ne  faire qu'un: il n'est rien de plus laid au monde qu'un chauve qui frise ...."

Et voilà ce qu'on écrivait vers l'an 100 de notre ère, on aurait pu l'écrire également hier soir n'est ce pas?  En moins raffiné, certes...

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Par Patrick
Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /Juin /2006 06:54
- Publié dans : Coin lecture

J'ai terminé récemment la lecture du dernier essai de Franz-Olivier Giesbert, "La tragédie du Président". Il y relate ses diverses entrevues avec Jacques Chirac, notamment, et quelques autres phénomènes politiques qu'il fréquente (ou courtise) depuis des années.

Il dit que le temps est venu de vider ses carnets. Je dirai plutôt qu'il a vidé ses poubelles! Quelques révélations dont on n'apprend rien, tout est permis pour conquérir le pouvoir, tous les moyens sont bons pour détourner l'argent public. Ca, on le savait déjà !

A lire absolument, si vous ne voulez pas vous réconciler avec la politique ou si vous chercher une bonne excuse pour ne pas aller voter aux prochaines élections.

La seule question qui nous vient à l'esprit après la lecture de cette ouvrage est de savoir quels comptes Franz-Olivier Giesbert a à régler avec la gent politique.

Une chose intéressante tout de même: les proverbes qu'il a mis en exergue de chaque chapitre.

L'un d'eux m'a fait sourire donc je le cite :

Bien des gens sont comme ces horloges qui indiquent une heure et en sonnent une autre.

Proverbe danois

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Par Patrick
Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 06:00
- Publié dans : Coin lecture
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